UN AUTRE REGARD SUR L’ÉVANGILE

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"Lorsque j'étais enfant, ma mère me prenait quelquefois sur ses genoux pour attirer mon attention, du bout de son doigt dressé vers le ciel, vers les figures fantasmagoriques que dessinaient les nuages, elle devançait pour moi les développements changeants de leurs formes éphémères qui s'étiraient en de multiples mutations avant de disparaître pour finir dans l'azur". C'est un peu notre ambition : montrer du doigt la "bonne nouvelle", celle qui nous apparaît esquissée dans "l'Evangile".

Nous avons voulu en savoir davantage sur l'histoire des Evangiles. Nous avons trouvé ces éléments de réponse que nous rapportons: "Pendant les premières décennies de leur religion, les chrétiens commentaient les textes de la bible hébraïque plutôt qu'ils n'écrivaient leurs propres récits de référence. Puis, progressivement, la tendance s'est inversée, voyant les fidèles du message de Jésus relater de nombreuses manières l'existence et les paroles du crucifié. Il a alors fallu que l'Eglise intervienne pour mettre de l'ordre dans cette profusion, et fixe un Canon en même temps que les textes sur lesquels tous les croyants pouvaient s'appuyer. C'est au cours du IIe siècle que les choses se sont décantées… Curieusement, c'est à l'un des premiers hérétiques connus de l'histoire de l'Eglise que l'on doit le coup de pied à la fourmilière qui aboutira au corpus que l'on connaît aujourd'hui. On l'appelle Marcion, la tradition le dit venu du Pont, né de l'évêque de Sinope, à une époque où le célibat ne se pratiquait pas encore. On sait qu'il a débarqué à Rome en 140 et, homme riche, a fait un don généreux à l'Eglise... avant pourtant d'être écarté dès 144. Il faut dire qu'il n'y est pas allé par quatre chemins. Marcion professait une doctrine selon laquelle il existe deux dieux: le premier a créé le monde, est raconté dans ce que l'on appellerait l'Ancien Testament, tandis que le second est annoncé par Jésus, et doit supplanter son prédécesseur. Car pour Marcion, il n'y a rien de commun entre le "dieu jaloux" de la Torah et le "dieu d'amour" de Jésus. Et il s'agit pour lui d'en tirer les conséquences: puisqu'on ne parle pas du même dieu, inutile de lire le même livre… Un autre indice pointe vers l'importance cardinale de la démarche de Marcion: on lui prête souvent d'avoir inventé l'expression de "Nouveau Testament". «A strictement parler, l'idée de "Nouveau testament" était déjà chez Paul. Ou plutôt chez Paul, on parle de l'"ancienne Alliance" et de l'"Alliance nouvelle"», explique Dominique Cerbelaud. Daniel Marguerat, professeur honoraire à la faculté de théologie et de sciences des religions de l'université de Lausanne et auteur, entre autres, de L’historien de Dieu. Luc et les Actes des apôtres, livre également son analyse auprès de BFMTV.com: «Marcion a été le premier à avoir construit une polarité aussi forte entre le Nouveau et l'Ancien Testament. Mais je ne pense pas que l'expression soit de lui»… Un grand adversaire de Marcion va jouer un rôle primordial dans cette tâche: Irénée de Lyon. Originaire d'Asie mineure, et devenu évêque de Lyon, il est un des pères de l'Eglise. Soucieux de proposer un Nouveau Testament sur lequel tout le monde s'accorde, il redoute, au moment où il s'attelle à cette mission, vers 180, non pas le vide mais plutôt le trop-plein. «L'objectif premier, c'est de se trouver un dénominateur commun pour bâtir une orthodoxie, pas de se faire une bibliothèque», lance Daniel Marguerat. En effet, qui veut alors réunir un Nouveau Testament ne doit pas écrire mais faire le tri. A la fin du IIe siècle, le christianisme est déjà plus riche en sensibilités, courants, disputes qu'il ne le sera par la suite. «A son époque, il y avait pléthore d'évangiles. Une centaine, peut-être, circulaient. Les gnostiques, par exemple, en avaient écrit une quantité, dont l’Évangile selon Thomas. Il y avait aussi les évangiles judéo-chrétiens comme l’Évangile des Nazaréens ou celui des douze apôtres. Irénée prend le parti d'éliminer les uns et les autres», détaille Dominique Cerbelaud. «En quelque sorte, Irénée de Lyon est un centriste et il élimine les textes les plus extrémistes», sourit ce dernier"(1).

La question qui nous intéresse est celle-ci : Que reste-t-il de l'enseignement originel du prophète nommé Jésus, mais aussi comment démêler le message du "dieu d'amour" de Jésus de celui du "dieu jaloux" de la Torah ?

Nous avons choisi de citer quelques extraits empruntés à E.Schuré pour resituer l'histoire de Jésus dans un contexte ésotérique plus général : "La légende a enveloppé la naissance de Jésus d'un tissu de merveilles. Si la légende abrite bien des superstitions, parfois aussi elle recouvre des vérités psychiques peu connues, parce qu'elles sont au-dessus de la perception commune… Si nous essayons de dégager le sens ésotérique de la tradition juive et de la légende chrétienne, nous dirons : l'action providentielle, ou pour parler plus clairement, l'influx du monde spirituel, qui concourt à la naissance de chaque homme quel qu'il soit, est plus puissant et plus visible à la naissance de tous les hommes de génie, dont l'apparition ne s'explique nullement par la seule loi de l'atavisme physique. Cet influx atteint sa plus grande intensité, lorsqu'il s'agit d'un de ces divins prophètes, destinés à changer la face du monde. L'âme élue pour une mission divine vient d'un monde divin; elle vient librement, consciemment; mais pour qu'elle entre en scène dans la vie terrestre, il faut un vase choisi, il faut l'appel d'une mère d'élite, qui, par l'attitude de son être moral, par le désir de son âme et la pureté de sa vie, pressente, attire, incarne dans son sang et dans sa chair l'âme du rédempteur, destiné à devenir aux yeux des hommes un fils de Dieu. Telle est la vérité profonde que recouvre l'antique idée de la Vierge-Mère. Le génie hindou l'avait déjà exprimée dans la légende de Krishna. Les Évangiles de Matthieu et de Luc l'ont rendue avec une simplicité, une poésie plus admirables encore. «Pour l'âme qui vient du ciel, la naissance est une mort», avait dit Empédocle, cinq cents ans avant le Christ. Quelque sublime que soit un esprit, une fois englouti dans la chair, il perd temporairement le souvenir de tout son passé; une fois saisi dans l'engrenage de la vie corporelle, le développement de sa conscience terrestre est soumis aux lois du monde où il s'incarne. Il tombe sous la force des éléments. Plus haute fut son origine, plus grand sera l'effort pour recouvrer ses puissances endormies, ses innéités célestes et prendre conscience de sa mission. Les âmes profondes et tendres ont besoin de silence et de paix pour éclore… Mais quelque puissantes que fussent les impressions du monde environnant sur l'âme de Jésus, elles pâlissaient toutes devant la vérité souveraine, inénarrable, de son monde intérieur. Cette vérité s'épanouissait au fond de lui-même comme une fleur lumineuse émergeant d'une eau sombre. Cela ressemblait à une clarté croissante qui se faisait en lui, lorsqu'il était seul et qu'il se recueillait. Alors les hommes et les choses, proches ou lointains, lui apparaissaient comme transparents dans leur essence intime. Il lisait les pensées, il voyait les âmes. Puis, il apercevait dans son souvenir, comme à travers un voile léger, des êtres divinement beaux et radieux penchés sur lui ou rassemblés dans l'adoration d'une lumière éblouissante. Des visions merveilleuses hantaient son sommeil ou s'interposaient entre lui et la réalité, par un véritable dédoublement de sa conscience. Au sommet de ces extases, qui l'entraînaient de zone en zone, comme vers d'autres cieux, il se sentait parfois attiré par une lumière fulgurante, puis immergé dans un soleil incandescent. Il gardait de ces ravissements une tendresse ineffable, une force singulière. Comme alors il se trouvait réconcilié avec tous les êtres, en harmonie avec l'univers! Quelle était donc cette lumière mystérieuse, mais plus familière et plus vivante que l'autre, qui jaillissait au fond de lui-même pour l'emporter aux plus lointains espaces, dont les premiers effluves l'avaient inondé par les grands yeux de sa mère, et qui maintenant l'unissait à toutes les âmes par de secrètes vibrations? N'était-ce pas la source des âmes et des mondes? Il la nomma : le Père céleste"(2). Dans un ouvrage censé être inspiré par les paroles de Jésus, on peut lire : "La Voie Christique est celle que j'ai personnellement suivie et vécue après mon illumination dans le désert -illumination qui m'a permis de regagner Nazareth en m'engageant dans une vie nouvelle de guérison, d'enseignement et de maîtrise des éléments. Comme mon enseignement contredisait en tous points l'enseignement judaïque prônant les châtiments d'un Jéhovah vengeur, je finis par être crucifié. Toute autre explication de ma crucifixion est infondée et totalement erronée… L'illumination peut survenir de diverses façons. Ce peut être une expérience fulgurante, qui transforme instantanément votre perception de votre Source de l'Être et la compréhension intellectuelle que vous aviez jusque-là de votre monde. La véritable illumination est un afflux de Conscience Divine dans votre conscience humaine qui ne vous quitte plus jamais. Elle transforme définitivement votre relation à votre Créateur ainsi que votre vie… Vous pouvez aussi apprendre à maîtriser votre ego en cherchant à connaître et à établir un contact avec la Source de votre Etre. Je l'ai appelée le «Père»"(3).

Il n'est pas dans notre intention de mettre en exergue telle ou telle religion, ni même un sentiment religieux, mais E.Schuré expose des éléments qui, au-delà de toute tradition ésotérique, ne peuvent manquer de nous interpeller et d'attirer nos regards vers "d'autres cieux".

Nous voulons rapporter à la suite quelques extraits d'un article de F.Refoulé intitulé : "Comment connaissons-nous Jésus?" : "Durant des siècles, les fidèles s'étaient contentés de lire «naïvement» les Évangiles, sans même qu'il leur vienne à l'esprit de se demander si la figure de Jésus que ces écrits leur présentaient se trouvait conforme à la réalité historique. Une pareille pensée leur aurait d'ailleurs semblé blasphématoire. Inspirés par Dieu, ayant Dieu pour auteur, ces écrits n'étaient-ils pas la «vérité» même ? A leur égard, il convenait donc d'abandonner toute attitude critique et d'adopter celle de l'écoute naïve, de l'obéissance inconditionnelle. Tout changea quand, au cours du XIXe siècle, les historiens se proposèrent d'inclure les origines du christianisme dans leur champ d'investigation et décidèrent en conséquence de ne plus considérer les Évangiles que comme des documents historiques analogues à tous les autres… Le problème devient encore plus complexe lorsque l'historien, ne se contentant plus d'une impression globale, tente une comparaison précise de ces textes et, dans cette intention, les dispose en parallèle. En effet, une telle présentation met immédiatement en évidence un certain nombre de faits curieux… Même pour la Passion, où l'Évangile de Jean offre plus de similitudes avec les Synoptiques, il se réfère à des traditions qui lui sont propres. Il ne mentionne ni l'institution de l'eucharistie, ni l'agonie à Gethsémani, ni la comparution devant le sanhédrin. Il est vrai que le quatrième évangile semble avoir transposé ces faits à d'autres moments de la vie de Jésus. L'enseignement de Jésus dans le quatrième évangile tranche profondément sur celui des Synoptiques. La plupart des paroles rapportées par ceux-ci sont omises par Jean, qui, de son côté, fait état de maintes déclarations dont nulle trace ne subsiste ailleurs. Alors que dans les trois premiers évangiles le thème central des discours de Jésus est constitué par l'avènement du règne de Dieu, dans l'Évangile de Jean, c'est le Christ lui-même qui se fait connaître et révèle qui il est. Enfin, alors que le récit des trois premiers évangiles se déroule, apparemment du moins, uniquement sur le plan de l'histoire, celui du quatrième évangile se déroule sur un double plan : celui de l'histoire sans doute, mais aussi celui du symbole. Pour qui sait comprendre, sous le couvert de la réalité terrestre se formule tout un symbolisme spirituel"(4).

Nous en resterons là à propos des interrogations sur la réalité des événements de la vie de Jésus et sur le rapport exact de ses paroles, en rappelant notre intention de nous interroger seulement sur "d'autres cieux".

Dans l'un de ses ouvrages, D.Ramassamy fait prononcer ces paroles à Teng Ching, un moine bouddhiste et taoïste : "Honorables amis, nous savons que dans les siècles passés, en parallèle avec la compréhension des peuples, les religions ont beaucoup utilisé la notion de punition-récompense en liaison avec un Au-delà, afin de donner une orientation aux actes de la vie. Il ne nous appartient pas d'y porter un jugement, bien sûr, seulement de parcourir d'autres sens du mot «Dieu», tant il est riche de contenus… Parmi les innombrables approches du Divin, il existe des fenêtres assez délaissées, attendant que notre intérêt s'éveille un jour. Permettez-moi d'en évoquer une, lorsque la vision spirituelle des problèmes quotidiens rencontrés par l'homme, dans cette vie et dans ce monde, nous illumine de ce précepte novateur : Dieu est présent en nous, telle une étincelle divine, en tant que Pouvoir de réalisation. Un pouvoir d'accomplissement, au cœur de notre être... N'est-il pas intéressant de comprendre notre héritage divin, comme de merveilleux trésors enfouis en nous et disponibles, au bénéfice d'une plus grande dimension de conscience, d'une plus grande réalisation spirituelle ? Il en résulte une dynamique poussant l'homme à briser ses barrières habituelles, à dépasser ses limitations conventionnelles, à ne pas se résigner à la souffrance des maux quotidiens en leur trouvant une vertu expiatoire!"(5).

A la faveur de ces lignes, une relecture de la Passion de Jésus nous incite à envisager un autre regard sur le récit qui en a été fait, comme s'il s'agissait alors du récit de notre propre chemin de croix. Qui n'a pas connu la solitude, l'isolement, l'incompréhension de ses proches ? Qui n'a pas été un jour renié ou trahi par les siens ? Qui n'a pas douté face aux épreuves et à la souffrance ? L'expression populaire le dit : "porter sa croix". Dans son Evangile, Matthieu rapporte ainsi la parole de Jésus : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive". “Ne pleurez pas sur moi mais pleurez sur vous”, ces paroles même que l'évangéliste prête à Jésus, signifieraient donc : ne pleurons pas sur lui mais pleurons sur nous ?

Wayne W.Dyer nous invite en ces termes à "briser ses barrières habituelles, à dépasser ses limitations conventionnelles": "Dans le monde matériel, nous avons l'habitude d'identifier tout ce qui existe en nous référant à un continuum spatio-temporel. Pourtant, l'infinité n'a aucune préférence pour le temps et l'espace. Vous n'êtes pas la somme des éléments qui composent votre corps ; vous ne faites qu'utiliser ces éléments. Vous vous situez en fait au-delà du temps et de l'espace, dans un plan où vous ne faites qu'un avec l'esprit universel infini. Si vous n'en avez pas encore pris conscience, c'est probablement parce que vous avez peur. Par chance, vous pouvez rencontrer l'infini même si vous êtes temporairement le passager de votre corps physique et même si celui-ci se plie servilement au temps et à l'espace. Mon but dans ce chapitre est justement de vous aider à prendre conscience de cette réalité et de vous inciter à agir en conséquence… Examinons les deux éléments qui composent cette prison spatio-temporelle dans laquelle évolue notre corps et tout ce qu'il chérit. Le facteur spatial implique que nous ayons l'impression d'être séparés des autres et des objets qui nous entourent. Nous disons : ceci est mon espace tel que défini par mes frontières, et ceci est votre espace. Même votre âme sœur, celle que vous chérissez de tout votre cœur, vit dans un monde distinct du vôtre. Quelle que soit la proximité de vos deux corps, il y aura toujours une frontière entre vous. Dans l'espace, c'est ainsi, nous sommes coupés les uns des autres. Il est d'ailleurs extrêmement difficile d'imaginer un monde infini n'ayant ni espace, ni frontière, du moins, jusqu'à ce que nous rencontrions l'infini. Le temps est aussi un facteur de séparation. Nous sommes séparés de tous les événements et de tous les souvenirs de notre passé. Tout ce qui est déjà arrivé est séparé de ce qui se produit présentement. L'avenir est également séparé de l'ici et du maintenant dans lequel nous vivons. Nous ne pouvons connaître l'avenir, et le passé est à jamais perdu. Par conséquent, nous sommes séparés de tout ce qui a été et de tout ce qui sera par cette mystérieuse illusion que nous appelons le temps… Dans Anam Cara, un livre sur la sagesse celtique, vous trouverez cette réflexion de John O'Donohue avec laquelle je suis non seulement d'accord, mais que je sais, pour l'avoir vécu personnellement, être vraie : «Je crois que nos amis les morts se préoccupent de nous et veillent sur nous... il est même possible de tisser des liens avec nos amis du monde invisible»"(6). Voilà qui, pour le moins, nous invite à revoir les concepts d'espace et de temps sur lesquels s'interroge aussi la physique.

C.Bellay écrit à propos de ce que nous appellerons l'étonnant pouvoir de l'intuition : "L'état supra-mental permettrait d'embrasser le monde des formes, et celui de l'absence de formes, le visible et l'invisible. Il remplacerait le gouvernement mental de l'intelligence par le gouvernement spirituel d'une conscience supérieure qui agirait comme un mental de notre mental, s'exprimant spontanément à travers lui. Avec cette conscience explique Satprem «la connaissance voulue tombe juste au moment parfait : ce qu'il faut faire, ce qu'il faut dire, ce qu'il faut voir, ce qu'il faut comprendre. [ ... ] Elle saisit non seulement tous les points de vue, mais aussi les forces qui sont à l'œuvre derrière chaque chose. Elle enveloppe les trois temps, reliant passé, présent, futur, et leurs connexions indivisibles en une seule connaissance». Sri Aurobindo illustre ceci dans une lettre à un disciple : «Je n'ai pas fait d'effort pour écrire, [ ... ], j'ai laissé le pouvoir supérieur travailler. [ ... ] C'est dans le silence mental que j'écris, et ce que j'écris me vient d'en haut, tout formé». Jacques Lusseyran en offre également un exemple : en terminale «Philosophie» au lycée Louis le Grand en 1941, il devait faire la synthèse, lors d'un cours d'histoire, d'une vingtaine de livres concernant l'URSS et les Etats-Unis. Durant son exposé, dans un état second, il expliqua à ses camarades que la guerre était à peine commencée, que l'URSS et les Etats-Unis ne tarderaient pas à entrer dans le conflit, faisant de cette guerre une guerre mondiale, ce qui en Mars 1941 n'était pas du tout manifeste. En apprenant ce qu'il avait affirmé, il s'exclama par-devers lui : «Grand Dieu ! Mais comment avais-je pu dire ces choses ? Je ne les avais pas préparées. Mieux : je ne les savais pas, littéralement pas!». Ces philosophes évolutionnistes estiment que cette supra-conscience, qui commence à se manifester actuellement chez l'élite de l'humanité, se stabilisera petit à petit (au cours des siècles) et représentera la nouvelle norme humaine, un attribut habituel d'une humanité devenue adulte qui finira par élever la race tout entière au-delà de ses peurs, de sa sottise et de sa cupidité, au-delà de la barbarie et de la terrifiante bestialité dont elle fait encore preuve aujourd'hui. Ce sera l'ère de l'homo noéticus succédant à l'homo sapiens sapiens, noétique en langage teilhardien signifiant «qui a trait à la conscience et à l'étude de celle-ci». Ils prédisent également que l'avènement du supra-mental n'est pas le but ultime, et qu'il restera d'autres états de conscience, plus grands, à conquérir. À chaque palier atteint, affirment-ils, tout changera, la création se renouvellera entièrement pour devenir de plus en plus magnifique"(7).

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(1)https://www.bfmtv.com/societe/comment-l-eglise-a-choisi-ses-quatre-evangiles-1499297.html

(2)Les grands initiés. E.Schuré

(3)Les lettres du Christ. Anonyme

(4)Jésus. Génies et Réalités. Ouvrage collectif

(5)La beauté cachée des religions. D.Ramassamy

(6)Le pouvoir de l'intention. Wayne W. Dyer

(7)Le centième singe. C.Bellay

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