FAIRE LE VIDE DANS SA TÊTE

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Nous commencerons par un extrait emprunté à M-A. Descamps faisant état d'un état crépusculaire : "Le premier apport de Yoga Nidra est d’apprendre un nouvel état de conscience appelé samdkya ou twilight-state, état crépusculaire. Il correspond à l’état Alpha ou état de transe. C’est l’état du sommeil yogique ou sommeil conscient. Il a ses référents dans la religion hindoue où il est l’état fondamental de conservation du monde. Mais l’état du sommeil conscient est fort difficile. En Occident on commence par chercher un état intermédiaire entre la veille et le sommeil. Pour cela, dans une séance allongée, qui dure d’une à deux heures, on commence par réaliser une relaxation profonde qui engourdit le corps et le fait rester immobile. Puis on cherche à ne pas s’endormir. Au début, il n’y a aucune difficulté car on reste vigilant tout le temps et l’on n’arrive pas à descendre dans un état profond. Puis lorsqu’on arrive avec les répétitions à se calmer et à faire confiance, on se détend... et on s’endort. Vient alors une période où l’on doit lutter contre le sommeil pour descendre assez profond et ne pas s’endormir. On suit alors le difficile chemin des crêtes où l’on risque de tomber d’un coté avec un esprit éveillé ou de l’autre dans le sommeil. Il faut frôler le sommeil sans jamais y tomber. Mais si l’on a de légères et brèves pertes de conscience, il ne faut pas trop s’en inquiéter, car c’est inévitable à ce stade. L’étude scientifique du phénomène par l’électroencéphalographie montre que l’on quitte le type d’ondes Bêta de l’éveil dès que l’on ferme les yeux pour entrer pour quelques instants en état Alpha, qui est celui de l’assoupissement. Par la suite on arrive à obtenir un alpha régulier. Les périodes d’endormissement correspondant à des pointes d’ondes Thêta où l’on plonge dans le premier stade du sommeil. Et l’on en ressort assez vite pour revenir en Alpha"(1).

Nous nous référons aussi à cet autre extrait : " La première phase du yoga nidra consiste à «endormir le corps», c'est-à-dire à permettre aux tensions conscientes et inconscientes de lâcher. Lorsque nous contractons un muscle, nous plaçons une certaine énergie dans ce dernier. Lorsque le muscle est contracté, c'est la contraction volontaire. Puis lorsque le muscle est relâché volontairement, c'est le repos volontaire. Hors dans cet état de repos volontaire, il reste encore une tension résiduelle qui est due à nos injonctions inconscientes. C'est le tonus musculaire de repos. La pleine relaxation n'apparaît que lorsque par un moyen ou un autre, nous réussissons à faire baisser ce tonus musculaire de repos. Le fait de faire baisser ce tonus musculaire va entraîner diverses actions dans l'organisme, diverses modifications physiologiques, telles que : -Diminution du débit sanguin : mise au repos du cœur, diminution de la tension -Apparition d'une respiration abdominale : harmonisation, régulation de la respiration -Déconnexion générale du système nerveux : prédominance des ondes alpha, installation d'un calme intérieur -Elimination de l'acide lactique, des déchets dans l'organisme : nettoyage du corps"(2)

Comment définit-on l'état crépusculaire ? "Il s'agit d'une altération passagère de l'activité psychique en rapport avec un trouble de la vigilance. L'état crépusculaire se manifeste par: -Des comportements automatiques non contrôlés par la conscience -Une irruption de l'imaginaire et des fantasmes dans la perception de la réalité -Un certain degré de confusion avec désorientation temporo-spatiale, généralement suivie d'une amnésie lacunaire. Il se manifeste surtout au cours de l'épilepsie. Toutefois, on peut aussi le rencontrer dans l'hystérie et dans l'évolution d'une confusion mentale. En effet, dans l'échelle d'une déstructuration de conscience, l'état crépusculaire se situerait entre les états confusionnels, où cette déstructuration est particulièrement profonde, et de simples états de rêve, où la conscience est seulement envahie par des productions fantasmatiques"(3).

M. Waddell affirme que faire une heure de yoga nidra équivaut à quatre heures de sommeil (4). Est-ce à dire que l'on peut confondre sommeil et yoga nidra ? Cet article nous apporte des précisions là-dessus : "Le Yoga-Nidrâ est une technique de visualisation en relaxation profonde très similaire au sommeil lent léger (stade 1 et 2 du sommeil lent). Les Hindous définissaient non pas deux, mais quatre états de conscience : les deux premiers correspondent à la veille et au sommeil. Le troisième correspond à la phase de rêve qu’ils identifiaient comme un état de conscience spécifique distinct du sommeil "calme". Le quatrième état yogique est appelé "sommeil conscient", c’est le Yoga-Nidrâ qui s’apparente d’un point de vue médical au stade 1 (et parfois 2) du sommeil lent [2].Selon notre opinion, cet état de conscience est très semblable à ce qui se passe lors de séances de sophrologie ou d’hypnose, lorsqu’elles sont bien conduites. Notons bien qu’il serait fallacieux de considérer le Yoga-Nidrâ comme un véritable état de sommeil (alors qu’on lit ici ou là que c’est la "maîtrise du sommeil"). Pour autant, ces techniques de relaxation développées pendant des siècles par les maîtres tantriques restent intéressantes en tant que moyens de se détendre lorsque le stress et les éléments somnotoxiques s’accompagnent d’état d’hyper-éveil cérébral incompatible avec l’endormissement". [Note 2 citée : "Le stade 1 du sommeil correspond à une phase de transition entre l’éveil et le sommeil plus profond. Il occupe naturellement un très faible pourcentage de la nuit (2 à 5%). Durant les enregistrements du sommeil, la personne en sommeil de stade 1 (et parfois 2) n’a pas la sensation de dormir alors qu’on peut observer sur son électro-encéphalogramme les grapho-éléments spécifiques de l’entrée en sommeil : ralentissement du tracé avec disparition du rythme alpha, spécifique de l’état de veille après fermeture des yeux"] (5).

D.Davenne évoque quant à lui le sommeil polyphasique, pratiqué par les navigateurs en solitaire, "qui consiste à découper ses plages de sommeil en plusieurs courtes séquences. Idéalement, ces séquences doivent se placer aux heures où on a naturellement envie de dormir, c'est-à-dire en début d'après-midi et la nuit… Toute absence qui plonge l'individu dans le sommeil est bénéfique. En règle générale, un navigateur en course fera plusieurs courts sommeils de 15 à 20 minutes, pour cumuler 3 à 5 heures de sommeil par jour"(6). Sans doute faut-il rapprocher "l'absence" dont parle D.Davenne de "l'état de transe" évoqué par M-A.Descamps.

Nous rappellerons à présent les différentes phases du sommeil selon P.Etévenon : "C'est en 1968 que fut publiée une classification internationale, en cinq stades, des différents états de sommeil chez l'homme pendant la nuit. L'électroencéphalogramme est alors enregistré au niveau des régions centrales sur le scalp, en même temps que les mouvements des yeux (électro-oculogramme ou EOG) et l'activité des muscles du menton (électro-myogramme ou EMG). Lorsque le sujet s'endort, l'activité alpha se morcelle, diffuse de l'occiput vers les régions centrales et antérieures puis disparaît. C'est le stade I d'endormissement qui peut être accompagné d'images brèves (appelées images hypnagogiques). Au stade I d'endormissement et de sommeil léger (activité thêta de faible amplitude, autour de 7 cycles par seconde) succède bientôt le stade II de sommeil confirmé qui présente des aspects particuliers (fuseaux de sommeil en bouffées de 15 cycles par seconde et figures ressemblant à des lettres K, appelées «complexes K» sur les tracés EEG). Au stade II succèdent alors les stades III et IV de sommeil profond, des grandes ondes lentes EEG de l'activité delta. Après un court retour en stade II apparaît le cinquième état, celui du sommeil paradoxal. Cela constitue un cycle de sommeil qui dure de 90 à100 minutes et se répète quatre ou cinq fois au cours de la nuit"(7).

Nous soulignons quelques différences, entre autres, au niveau du tonus musculaire au cours des phases du yoga nidra et de celles du sommeil : -en phase 2 (sommeil lent, léger), on note une réduction du tonus, -en phases 3 et 4 (sommeil lent, profond), "le tonus musculaire est bas et disparaît totalement par instants. Le cœur est régulier et légèrement ralenti, la tension artérielle est stable, plus basse que durant l’éveil (ce qui explique que les accidents cardio-vasculaires surviennent plus souvent au cours de la nuit). La température est très stable grâce à la persistance des mécanismes de régulation thermique. La respiration est régulière, l’oxygénation du sang très stable malgré une réduction de la fréquence respiratoire et du diamètre des bronches (ce qui explique que les crises d’asthme surviennent plus souvent au cours de la nuit)", -en phase 5 (sommeil paradoxal), "on constate, de plus, une irrégularité de la tension artérielle, de la fréquence respiratoire et du rythme cardiaque (les seuls systèmes musculaires qui ne sont pas totalement paralysés en SP). A noter aussi l’absence totale de régulation thermique. L’absence de thermorégulation en SP explique certaines sueurs nocturnes et le danger que représente le sommeil dans la neige ou, par exemple, lors de la dernière «canicule», chez des personnes âgées souvent fragilisées par l’abus des somnifères. Toutes ces perturbations physiologiques témoignent de la mise «hors-circuit» provisoire de presque toutes les fonctions de régulation de l’organisme au cours du SP, qui contraste étrangement avec l’intensité de l’activité EEG (d’où le terme de «paradoxal» choisi par le Pr. M Jouvet à Lyon en 1961. L’EMG plat du SP présente quelques fines décharges appelées «twitches» qui correspondent aux petites secousses du visage ou des doigts (des moustaches ou des pattes chez le chien ou le chat) que l’on peut observer au cours du sommeil et que l’on rattache à l’activité onirique (le contenu du rêve?) (8).

Nous citons un extrait emprunté à M.Jouvet établissant une comparaison entre le sommeil profond et le coma: "Il est facile de réveiller un dormeur en faisant beaucoup de bruit. Si cela ne suffit pas (ce qui est souvent le cas, surtout chez les enfants), il faut alors tirer un peu les oreilles ou appuyer sur l'angle des mâchoires, ou pincer un doigt. Le dormeur ouvrira les yeux. Le comateux gardera les yeux fermés. Mais il existe beaucoup de degrés entre le sommeil profond, le coma léger et le coma profond. Certains tests permettent de suivre d'heure en heure le passage du sommeil au coma, par exemple après un traumatisme crânien"(9).

L'observation du tracé continu des ondes cérébrales nous indique très clairement qu'il serait illusoire de penser faire le vide dans sa tête si cela suppose l'arrêt de toute activité cérébrale. Même au cours des phases de sommeil profond, le cerveau reste toujours actif : "Le sommeil lent, électrophysiologiquement, est le sommeil profond, la référence, longtemps perçu de l'Antiquité à nos jours comme un état totalement passif, une sorte de «petite mort». C'est en réalité une étape importante et très active du sommeil qui répare, régénère et construit. Métabolique et neurovégétatif, ce sommeil efface les fatigues, réhabilite les fonctions et redistribue l'énergie. Il est essentiel chez l'enfant: il recouvre en partie la période de sécrétion de l'hormone de croissance, qui active dès le petit matin tous les processus de synthèse, en particulier protéiques. Ce type de sommeil fait aussi le lit du rêve en préparant l'émergence du sommeil paradoxal à chacune des ruptures périodiques du cycle"(10). Sous l'effet du sommeil, mais aussi par une pratique régulière du yoga nidra, il devient possible d'apaiser l'activité cérébrale pour la rendre plus sereine. Est-ce en suivant le "difficile chemin des crêtes", dont parle A.Descamps, que l'on parvient à faire le vide dans sa tête ?

Nous évoquerons à présent la pratique méditative en tant qu'outil d'apaisement cérébral. Dans la pratique de la méditation de pleine conscience instaurée par J.Kabat-Zinn figure un exercice que l'on pourrait rapprocher de l'une des phases du yoga-nidra, appelée le scan corporel : "Nous pouvons tous apprendre à méditer. Il suffit de s’arrêter quelques minutes par jour pour retrouver la paix de l’esprit et du cœur. S’inspirant de traditions anciennes, J.Kabat-Zinn a élaboré une forme de méditation dite «de la pleine conscience» voici plus de trente ans. Elle est aujourd’hui pratiquée dans plus de deux cent cinquante hôpitaux dans le monde et ses bienfaits sont validés par la science… Le scan corporel permet de pénétrer et de demeurer dans un état de détente physique et mental très profond"(12). J.Kabat-Zinn présente les exercices de méditation pratiqués au cours de son programme : " Nous utilisons diverses pratiques méditatives –certaines sous forme d’exercices précis, d’autres plus informelles–, toutes basées sur le développement de la «pleine conscience», ou mindfulness. Cette forme d’attention est considérée comme le cœur de la méditation bouddhiste. Ma définition la plus rapide en est : la conscience qui émerge quand on porte intentionnellement son attention sur le moment présent sans juger –ni lui, ni soi. C’est une attitude qui prédispose à la paix de l’esprit et du cœur, à la compassion, à l’amour. Nous l’enseignons d’une façon qui, nous l’espérons, respecte l’esprit de la voie bouddhiste, le dharma, mais dans un langage universel et laïc. Les exercices que je propose comportent notamment le body scan (couché, on se concentre sur ses sensations dans chaque partie du corps) ; la méditation assise, où l’attention se porte sur différents objets (respiration, sons, pensées, images mentales) ; ou encore l’entraînement à une attention sans objet ni effort, appelée «attention sans choix» par le philosophe indien J.Krishnamurti. On dit aussi : «présence ouverte». Nous enseignons également la marche consciente, le yoga conscient, et même le fait de manger en conscience. Quant aux pratiques informelles, elles consistent à appliquer, moment après moment, cet état d’esprit ouvert et sans jugement à diverses activités quotidiennes : s’occuper des enfants, des courses, de la cuisine ou du ménage, faire de l’exercice, être en famille… sans se laisser distraire par son discours intérieur, mais en restant attentif à ce que l’on fait et à ce qui vient (sensations et expériences). Finalement, la vie elle-même devient une pratique de méditation, car le défi est de ne pas perdre le seul moment où nous sommes réellement vivants, c’est-à-dire le présent, l’ici et maintenant"(12).

Selon Swâmi Sivânanda Sarasvati la concentration est à la base de la pratique méditative, la méditation vient après la concentration: "Fixez votre mental sur quelque objet, soit à l'intérieur du corps, soit au dehors. Maintenez-le fermement pendant quelque temps. C'est de la concentration. Il vous faudra pratiquer cela tous les jours". Mais, précise-t-il : "Purifiez tout d'abord le mental par l'observance d'une conduite droite, et livrez-vous ensuite à la concentration ; celle-ci, sans cela, ne servirait de rien… L'homme rempli de passions et de désirs fantasques ne peut que difficilement se concentrer sur un sujet quelconque, fût-ce une seule seconde. Son mental bondit constamment comme un vieux singe"(13). Sivânanda Sarasvati poursuit: "Au stade préliminaire de votre pratique vous pouvez vous concentrer sur le tic-tac d'une montre ou sur la flamme d'une bougie, ou encore sur tout autre objet agréable au mental. C'est la concentration concrète. Il n'y a pas concentration sans un objet sur quoi peut se poser le mental. Il faut que cet objet, au début, soit plaisant, car il est très difficile de maintenir la pensée sur quelque chose de désagréable".

Selon Sivânanda Sarasvati la méditation conduit à l'apaisement de l'esprit : " Il est un lieu où tu n'entendras aucun son où tu ne verras nulle couleur. Ce lieu s'appelle «séjour hors de toute peine»... C'est le royaume de la paix et de la félicité. Là, point de conscience physique ; le mental y trouve le repos. Tous les désirs, toutes les aspirations s'évanouissent. Les organes des sens… restent tranquilles ; l'intellect cesse de fonctionner : plus de combats ni de querelles. Veux-tu rechercher cet asile paisible au moyen de la méditation silencieuse ? Un calme solennel y règne. Les grands sages (rishis) d'autrefois atteignirent ce lieu en fondant leur mental dans le silence… Oubliez le corps ; oubliez l'entourage. L'oubli est la plus haute des disciplines spirituelles… Il aide grandement à méditer". Enfin il recommande la pratique régulière de la méditation : "Pratiquez régulièrement et systématiquement la méditation, aux mêmes heures de la journée. Vous créerez facilement en vous l'état d'esprit qui convient".

Un point a retenu notre attention, Sivânanda Sarasvati évoque l'Atman : "Plus vous méditerez et plus vous jouirez d'une intense vie intérieure spirituelle, où les sens ni le mental ne joueront. Vous serez tout près de la source de l'Atman". Nous rapportons cette définition : "La notion d'ātman est une des notions clés de la pensée indienne, une des plus anciennement attestées aussi. Sa signification première a sans doute été celle de «souffle vital». Eu égard à son usage comme pronom réfléchi, à l'accusatif, en sanskrit, l'habitude s'est prise de la rendre par «Soi». Sa grande originalité, par rapport aux conceptions grecques et occidentales en général, est de revêtir, au moins dans certains contextes, une signification à la fois personnelle et transpersonnelle ou cosmique, comme si l'âme individuelle pouvait être en même temps l'âme du monde"(14). J.Vigne retient cette définition de l'Atman : "Le soi individuel ou le Soi universel (les deux sens sont possibles car il n'y a pas de majuscules en sanskrit)"(15). On ne peut manquer à la suite de rappeler l'hypothèse émise par M.Jouvet à propos du rôle joué par le sommeil : "Selon cette hypothèse, l'activité onirique périodique, représenterait la programmation itérative des réactions inconscientes qui sont responsables de la personnalité et des différences interindividuelles de comportement chez des sujets soumis aux mêmes conditions environnementales"(16). Faire le vide dans sa tête pourrait signifier alors se retrouver (soi individuel), ou se resituer dans un ensemble plus vaste (Soi universel). On pense au propos de F.Midal : "Méditer c'est comme rentrer à la maison" (17). Ou bien encore : "Il faut revenir à la maison et non pas se perdre au loin… Méditer, c’est tout simple, c’est dire oui à ce que nous sommes, sans raison, simplement parce que nous sommes"(18).

Les voies qui mènent au vide dans sa tête sont diverses. H.Benson rapporte cet extrait du Nuage d'inconnaissance : "Essayer de couvrir ces pensées d'un épais nuage d'oubli comme si elles n'avaient jamais existé pour vous ni aucun autre homme. Et si elles continuent à naître, continuez à les rejeter"(19). Rejeter les pensées indésirables, c'est aussi ce que recommande F.de Osuna : "Je vous mets en garde contre la tentation d'examiner la chose plus avant dans votre esprit ; cela troublerait gravement votre recollection ; étudier la chose de près constituerait un obstacle ; par conséquent, fermez la porte d'un «non»". H.Benson écrit : "De nombreux auteurs ont attiré l'attention sur la similitude entre les mysticismes oriental et occidental, et souligné l'universalité de certaines impulsions de l'esprit humain. En fait, les récits subjectifs des personnes pratiquant différentes sortes de méditation sont semblables à de nombreuses expériences intérieures, décrites dans des ouvrages religieux, historiques et philosophiques". A la suite, il cite W.James : "Le fait est que le sentiment mystique de dépassement, d'union et d'émancipation n'a aucun contenu intellectuel spécifique d'aucune sorte. Il est susceptible de s'allier au matériau fourni par les philosophies et les théologies les plus diverses, à condition qu'elles puissent accueillir dans leur cadre sa disposition émotionnelle particulière".

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(1) http://www.europsy.org/marc-alain/yn.html

(2) http://chantepieyoga.over-blog.com/pages/Une-seance-de-yoga-nidra-8826256.html

(3) https://carnets2psycho.net/dico/sens-de-crepusculaire.html

(4) http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/yoga-nidra-le-yoga-du-sommeil-pour-enfin-mieux-dormir-140617-132757

(5) http://www.sommeil-mg.net/spip/Yoga-Nidra

(6) https://www.lexpress.fr/actualite/sport/gestion-du-sommeil-ce-que-nous-apprennent-les-navigateurs-en-solitaire_1550551.html

(7) Du rêve à l'éveil. P.Etévenon

(8) http://www.sommeil-mg.net/spip/Iconographie-des-Caracteristiques

(9) Pourquoi rêvons-nous ? Pourquoi dormons-nous ? M.Jouvet

(10) http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/3type/stade34.php

(11) http://o-retouralessentiel.blogspot.com/2017/12/scan-corporel-jon-kabat-zinn-bernard.html

(12) http://www.psychologies.com/Bien-etre/Medecines-douces/Se-soigner-autrement/Articles-et-Dossiers/Mediter-guerit-le-corps/La-meditation-renforce-l-immunite-selon-Jon-Kabat-Zinn

(13) La pratique de la méditation. Swâmi Sivânanda Sarasvati

(14) https://www.universalis.fr/encyclopedie/atman/

(15) Méditation et psychologie. J.Vigne

(16) http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/jouvet/rmm_92/etat6.php

(17) Méditations - 12 méditations guidées pour s'ouvrir à soi et aux autres. F.Midal

(18) https://www.fabricemidal.com/meditation-actu/les-secrets-de-foutez-vous-la-paix/

(19) Réagir par la détente. H.Benson et M.Z.Klipper

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