PARLEZ-MOI DE L'INCONSCIENT
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Où faut-il situer l'inconscient ? Dans une région particulière du cerveau ? Ou bien plus généralement dans le cerveau ? Nous avons trouvé des éléments de réponse qui laisseraient plutôt à penser que l'inconscient est partout dans le corps, notamment dans une mémoire du corps, si l'on convient que l'inconscient a au premier chef un rapport à la mémoire. Dans ce premier texte il est question de mémoire et de psychanalyse : "Pour Pierre Marty, l’un des pionniers de la psychosomatique en France, moins nous sommes dans la conscience d’un événement douloureux ou stressant (ce qui permet d’évacuer sa forte charge émotionnelle), plus son impact dans le corps sera fort. C’est ce que l’on appelle une somatisation. «Cela signifie que le souvenir de l’événement reste dans le corps et se manifeste par des symptômes physiques», détaille Sylvie Cady. Pour la psychanalyste et psychosomaticienne, toute épreuve «perturbe notre rythme corporel, basé sur le duo “tension-dépression”. Si elle se transforme en conflit ou en impasse pour le sujet, elle peut se traduire par une pathologie psychosomatique». De la plus bénigne à la plus grave. Ce qui est certain, c’est que plus nous restons coincés psychiquement dans un épisode difficile (divorce, deuil, licenciement…) plus notre mal-être s’exprime par des symptômes physiques. Dans ce cas, pour la psychanalyse comme pour les neurosciences, l’explication est à rechercher dans notre passé"(1). Pour P.Ricoeur, "la levée des obstacles à la remémoration qui font de la mémoire un travail peut être aidée par l'intervention d'un tiers, le psychanalyste entre autres. On peut dire de celui-ci qu'il «autorise» le patient à se souvenir, selon une expression de Marie Balmary"(2).
G.Edelman et G.Tononi évoquent "les innombrables processus neuronaux inconscients": "Prenons l'exemple suivant. Quand nous parlons, nous savons en gros ce que nous voulons dire, même si en général nous ne connaissons pas les mots que nous allons utiliser. Heureusement, les mots affleurent dès que nous en avons besoin, au bon endroit et au bon moment, dans le bon sens et selon la bonne prononciation. En général, nous n'avons pas à rechercher de façon consciente chacun d'entre eux ou à vérifier notre syntaxe à chaque étape. Si c'était nécessaire, parler serait une tâche presque impossible qui pèserait d'un poids très lourd dans notre vie consciente. On l'a noté depuis longtemps. Dans La Parole intérieure, M.V.Egger dit qu'«avant de parler, on sait à peine ce qu'on a l'intention de dire, mais qu'ensuite on est plein d'admiration et de surprise de l'avoir dit et pensé si bien». L'héroïne de Howards Ends d'E.M.Forster a cette formule mémorable : «Comment savoir ce que je pense avant de voir ce que je dis ?». Bien que le noyau passe tranquillement d'un état conscient au suivant, il semble que des routines et des sous-routines inconscientes permettent continuellement de trouver le bon mot, de vérifier la syntaxe et de donner le résultat des opérations à la conscience avant de recommencer. Notre vie consciente jouit d'une assistance inconsciente continue dès que nous parlons tout fort ou tout bas, dès que nous écrivons ou tapons à la machine, dès que nous jouons d'un instrument, accomplissons une routine physique, conduisons ou simplement mettons la table. C'est vrai aussi lorsque nous procédons à un calcul mental ou simplement suivons le fil de notre pensée sans rien dire ni faire"(3).
Si nous n'avons pas conscience des neurones du système entérique, c'est donc qu'ils appartiennent à un inconscient. Rappelant le rôle méconnu joué par ceux-ci, A.Damasio écrit : "Si étrange que cela puisse paraître, le système nerveux entérique a peut-être été le tout premier cerveau de l'histoire de l'évolution… Plusieurs données suggèrent que le tube digestif et le système nerveux entérique jouent un rôle majeur dans le domaine des sentiments et de l'humeur. Je ne serais pas surpris d'apprendre que l'expérience «globale» des divers degrés de bien-être (entre autres choses) est étroitement liée à la fonction du système nerveux entérique. Un autre exemple : la nausée. Le système nerveux entérique est largement tributaire du nerf vague, la voie principale de signaux partant des viscères abdominaux vers le cerveau... le système nerveux entérique produit 95 % de notre sérotonine, neurotransmetteur particulièrement utile, qui joue un rôle central dans les troubles de l'affect et dans leur correction"(4).
En nous interrogeant sur la voie à suivre pour appréhender l'inconscient, nous avons rencontré S.Freud, pour lui : "L'interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l'inconscient dans la vie psychique"(5).A la lumière de ses travaux, Freud rapporte les singularités qui d'après lui sont propres au fonctionnement de l'inconscient: "Les lois régissant le cours dans l'inconscient, qui se font jour de cette manière, sont assez singulières et suffisent à expliquer la plus grande partie de ce qui nous semble étrange à propos du rêve. Il y a là avant tout une tendance frappante à la condensation, un penchant à former de nouvelles unités à partir d'éléments que nous aurions sans aucun doute maintenus séparés dans la pensée vigile. En conséquence, un élément unique du rêve manifeste représente souvent un grand nombre de pensées de rêve latentes, comme s'il était une allusion commune à toutes, et d'une manière générale l'ampleur du rêve manifeste est extraordinairement réduite en comparaison du riche matériau dont il est issu. Une autre particularité du travail de rêve, qui n'est pas tout à fait indépendante de la précédente, est la facilité du déplacement des intensités psychiques (investissements) d'un élément à un autre, de sorte que souvent dans le rêve manifeste un élément qui était accessoire dans les pensées de rêve apparaît comme le plus net et, partant, le plus important, et, à l'inverse, des éléments essentiels des pensées de rêve sont seulement représentés par d'infimes allusions dans le rêve manifeste. Par ailleurs, des points communs pour la plupart fort insignifiants suffisent au travail de rêve pour remplacer un élément par un autre dans toutes les autres opérations. Il est facile de comprendre à quel point peuvent être rendues difficiles, par ces mécanismes de la condensation et du déplacement, l'interprétation du rêve et la mise à découvert des relations entre rêve manifeste et pensées de rêve latentes. Notre théorie tire de la mise en évidence de ces deux tendances à la condensation et au déplacement la conclusion que, dans le ça inconscient, l'énergie se trouve dans un état de libre mobilité et que, s'agissant des quantités d'excitation, la possibilité de l'éconduction importe davantage au ça que tout autre chose et elle utilise ces deux particularités pour caractériser le processus primaire attribué au ça"(6). Freud fait à la suite état d'une similarité entre une autre singularité du fonctionnement de l'inconscient et la structure des langues anciennes : "Les règles déterminantes de la logique ne sont pas valables dans l'inconscient, on peut dire que c'est le royaume de l'illogisme. Des tendances aux buts opposés coexistent dans l'inconscient, sans qu'un besoin de les harmoniser se fasse sentir. Ou bien elles n'ont absolument aucune influence réciproque, ou bien, dans le cas contraire, il n'intervient aucune décision mais un compromis qui est insensé parce qu'il inclut des détails inconciliables entre eux. Dans le même ordre de choses, des opposés ne sont pas maintenus séparés, mais sont traités comme s'ils étaient identiques, de sorte que dans le rêve manifeste chaque élément peut aussi signifier son contraire. Quelques linguistes ont reconnu qu'il en était de même dans les langues les plus anciennes et que des opposés tels que «fort-faible», «clair-obscur», « élevé-profond » étaient à l'origine exprimés par la même racine jusqu'à ce que deux modifications différentes du mot originaire aient séparé les deux significations. Des restes de ce double sens originel se sont apparemment maintenus dans une langue aussi hautement développée que le latin dans l'usage qu'il fait de altus (haut et profond), sacer (sacré et impie) etc".
Nous avons aussi rencontré A.Damasio qui écrit au sujet du rêve : "Dans les rêves agréables comme dans les cauchemars, la logique est pour le moins relâchée. Et si la causalité peut être respectée, l'imagination se déchaîne et la réalité en prend un coup. Cependant, les rêves présentent des signes évidents de processus mentaux ne bénéficiant pas de l'assistance de la conscience. La profondeur du traitement inconscient qu'ils exploitent est considérable. Pour ceux qui répugneraient à l'admettre, les exemples les plus convaincants viennent des rêves traitant de problèmes tout bêtes relevant de la régulation de la vie. C'est le cas de quelqu'un qui fait des rêves très élaborés où il est question d'eau et de soif après avoir mangé des aliments très salés au dîner. J'entends déjà le lecteur dire : Qu'entendez-vous quand vous dites que l'esprit rêve en «ne bénéficiant pas de l'assistance de la conscience» ? Si on peut se rappeler un rêve, cela ne signifie-t-il pas qu'on était conscient de ce qui se passait ? Oui, c'est bien le cas, dans de nombreux exemples. Pendant les rêves, une sorte de conscience non classique est présente, qu'on peut qualifier de «paradoxale». Mais le processus d'imagination qui apparaît dans les rêves n'est pas commandé par un soi normal et fonctionnant bien, du type de celui que nous déployons quand nous réfléchissons et délibérons. (Une exception, toutefois : ce qu'on appelle les «rêves conscients», durant lesquels des rêveurs exercés réussissent à diriger eux-mêmes leurs rêves, dans une certaine mesure. Le monde extérieur, dont les informations nous viennent avec l'organisation de contenus, donne le ton à notre esprit. Privé de ce pacemaker extérieur, il est facile à l'esprit de rêver à son gré)"(7).
Nous nous intéresserons ensuite à la dimension collective de l'inconscient. Nous rapportons à ce propos l'hypothèse émise par A.Damasio à propos des origines de l'inconscient: "Mais lorsque nous pratiquons l'introspection et que nous explorons notre propre esprit pour déterminer la meilleure marche à suivre, nous découvrons bel et bien des «intuitions» et des «tendances». Ces intuitions et ces tendances sont guidées par les sentiments —ou sont des sentiments. Ces sentiments orientent —de gré ou de force— nos pensées et nos actions dans une direction donnée, servent d'échafaudages aux réflexions intellectuelles et vont jusqu'à nous suggérer des manières de justifier nos actes : accueillir à bras ouverts ceux qui nous aident lorsque nous sommes dans le besoin ; tourner le dos à ceux que nos malheurs indiffèrent ; punir ceux qui nous abandonnent ou qui nous trahissent… Nos tendances comportementales naturelles nous ont guidés vers l'élaboration consciente de principes (élémentaires et inconscients) de coopération et de lutte —et ces principes conditionnent le comportement de nombreuses formes de vie. Au fil de l'évolution, ils ont également guidé, pendant de longues périodes et chez de nombreuses espèces, l'unification de l'affect et de ses principales composantes: toutes les réactions sensibles générées par la perception de divers stimuli internes et externes liés aux appétits —soif, faim, désir sexuel, affection, bienveillance, camaraderie— ou par la détection de situations nécessitant des réactions émotionnelles telles que la joie, la peur, la colère ou la compassion. Ces principes (qui, comme nous l'avons souligné, sont facilement reconnaissables chez les mammifères) sont omniprésents dans l'histoire, l'origine et le développement de la vie. De toute évidence, la sélection naturelle et la transmission génétique ont travaillé avec acharnement à modeler et sculpter ces modes de réaction en milieu social et à façonner l'esprit humain créateur de culture. Les sentiments subjectifs et l'intelligence créatrice ont évolué côte à côte dans cet environnement et ils ont créé les instruments culturels qui répondent aujourd'hui à nos besoins. Si cette hypothèse est la bonne, alors l'inconscient humain trouve littéralement ses origines dans les toutes premières formes de vie ; même Freud et Jung n'avaient pas envisagé l'existence de racines aussi lointaines et profondes"(4).
Jung a traité longuement de la dimension collective de l'inconscient, notamment à travers ce qu'il a défini comme des archétypes: "Jung explique que l'inconscient collectif regroupe «des contenus qui sont universels et qui apparaissent régulièrement». Il s'agit d'une couche inconsciente très profonde, commune à tous les individus, et qui communique avec la conscience. L'inconscient collectif est structuré par les instincts et les images primordiales, appelés aussi archétypes, qui sont des dispositions dynamiques et innées se manifestant dans les symboles et les mythes. Parmi les archétypes principaux se trouvent la Grande mère, donneuse rose de vie et consolante, le Vieux sage et sa connaissance profonde et philosophique de la vie… Déterminants essentiels du développement humain, ils ne sont pas directement accessibles à la conscience mais se manifestent par les rêves et dans les comportements"(8).
Certains phénomènes semblent relever d'un processus inconscient. Au nombre de ceux-ci nous évoquerons la télépathie. Sans dénier l'existence de ce phénomène, Freud se montre très prudent dans son approche : "La télépathie n'a rien à faire avec l'essence du rêve elle ne peut pas non plus approfondir notre compréhension analytique du rêve. Au contraire, la psychanalyse peut faire avancer l'étude de la télépathie en rendant plus accessibles à notre compréhension, à l'aide de ses interprétations, maintes choses insaisissables des phénomènes télépathiques, ou en mettant d'abord en évidence que d'autres phénomènes encore douteux sont de nature télépathique. Ce qui reste de l'apparence d'une relation intime entre télépathie et rêve, c'est le fait incontestable que la télépathie est favorisée par l'état de sommeil. Celui-ci, certes, n'est pas une condition incontournable pour la survenue de processus télépathiques, qu'ils reposent sur des messages ou sur une opération inconsciente"(9). Ailleurs Freud relate cet événement à propos duquel il admet ne pas avoir d'explication: "Si la télépathie existe effectivement, on peut supposer, malgré les difficultés qu'il y a à fournir des preuves de son existence, qu'elle doit constituer un phénomène très fréquent. Nous ne serions pas surpris de la découvrir justement dans la vie spirituelle de l'enfant. L'enfant ne se figure-t-il pas fréquemment que les parents connaissent toutes ses pensées sans qu'il leur en ait fait part ? Et la croyance des adultes en l'omniscience de Dieu est peut-être l'équivalent de cette idée enfantine dont elle découle d'ailleurs sans doute. Récemment une femme digne de confiance, Dorothy Burlingham, dans un article intitulé «L'analyse des enfants et la mère», a relaté certaines observations qui, si elles se confirment, doivent ne plus laisser aucun doute sur la réalité de la transmission de la pensée. Dorothy Burlingham mit à profit une situation qui n'est plus très rare actuellement : celle où l'enfant et la mère subissent, en même temps, le traitement analytique. Elle nous raconte certains faits étranges, tel celui-ci par exemple : un jour, la mère vient à parler, au cours d'une séance, d'une pièce d'or qui joue un certain rôle dans une des scènes de son enfance. A peine est-elle rentrée chez elle que son jeune fils, âgé de 10 ans environ, pénètre dans sa chambre et lui apporte une pièce d'or afin qu'elle la mette de côté pour lui. Étonnée, elle lui demande d'où lui vient cette pièce. Il l'a reçue en cadeau pour son anniversaire. Cet anniversaire avait été célébré quelques mois auparavant, mais rien n'explique pourquoi l'enfant se souvient précisément aujourd'hui de ce présent. La mère informe l'analyste de l'enfant de cette coïncidence et la prie de rechercher pourquoi l'enfant avait ainsi agi. Mais l'analyse ne révèle rien, l'acte s'étant ce jour-là introduit dans la vie du garçonnet à la manière d'un corps étranger"(10).
Etudiant les interactions entre la perception télépathique et l'inconscient, D.SI Ahmed écrit: "Marcotte s'est attaché, pour l'essentiel, à pointer, pour les améliorer, les convergences entre contenu manifeste du scénario envoyé et contenu manifeste du scénario reçu. Je me suis quant à moi intéressée au-delà de ces réussites parfois spectaculaires, à l'analyse de cet autre matériel laissé pour compte, révélant la dynamique imaginaire et inconsciente, intégrant une communication télépathique mais aussi des voyances, des synchronicités et bien évidemment la problématique de chacun. D'étonnants jeux de signifiants émaillent presque constamment les verbalisations, comme en témoignent les extraits de séances de GET [Groupes d'Entrainement à la Télépathie] que je donne plus loin. Soumis aux aléas de la structure et de la problématique du sujet, l'information paranormale sera remaniée conformément à sa fantasmatique, à ses mécanismes de défense, à son histoire, à sa mémoire, et à sa culture. Le changement, les réaménagements parfois importants correspondent au travail de l'inconscient : chaque envoi-réception est suivi d'un échange afin que les participants puissent associer librement sur les différents éléments de leur discours, leurs ressentis, leurs éprouvés, ramenant à la surface un matériel refoulé ou réprimé"… Il faut certes être familier de l'approche analytique, des jeux de signifiants, des mécanismes de défense que sont l'isolation, le clivage, le travail du rêve en général, pour affirmer que le message télépathique est toujours perçu et constater combien le matériel verbalisé reflète si justement les aménagements inconscients des participants… Avec ce travail de l'inconscient dans le traitement de l'information télépathiquement reçue, le sujet dénie ou inverse en son contraire, une perception insupportable. C'est souvent le cas pour des scénarios catastrophes tel que le Naufrage du Titanic. Dans le traitement ce naufrage par exemple, un percipient transforme le froid, la nuit, la banquise, en désert du Nevada. Inversion (froid extrême/chaleur extrême), mais aussi remarquable résurgence, sous l'effet de la condensation à travers le mot Nevada, de Neve, neige, évader, l'action en question, et Nada, rien, absence de secours. Désert renvoyant également à la solitude et à l'abandon. Outre le traitement d'une information reflétant la dynamique interpersonnelle et la biographie du sujet, d'autres niveaux sont également à l'œuvre lorsque le scénario choisi renvoie aux grands symboles, aux mythes fondateurs L'analyse de ce matériel a ainsi attiré mon attention sur la dimension archétypale de l'inconscient… On observe dans ce cas, un élargissement du champ de conscience vers un inconscient collectif, et la reprise d'un matériel concernant l'histoire du monde et des civilisations en lien avec l'histoire personnelle"(11).
Autre regard porté sur l'inconscient, celui de B.Mazoyer pour qui "notre cerveau travaille à flux tendu, sans réserve d'énergie et toujours à 100% de ses capacités, nuit et jour, que l'on soit éveillé ou endormi". "Mais", indique-t-il, "seulement 1% de cette activité est «cognitive», c'est-à-dire accessible à la conscience : tout ce qui nous sert à penser, parler, inventer, décider ou bouger. Les 99% restants sont inconscients et servent à confirmer et renforcer en permanence tous nos réseaux neuronaux"(12). Cet inconscient, ou non-conscient, suscite de nombreuses questions : "Bien qu'il consomme 99 % de l'énergie absorbée par le cerveau, et apparaisse donc avec force dans toutes les machines à imagerie corticale, observer ce «fonctionnement par défaut» n'est techniquement possible que depuis peu et ouvre des boulevards de questions nouvelles. L'équipe de Bernard Mazoyer traque le sujet sans relâche. Il se dégage de ces travaux une sorte d'inconscient cérébral -le professeur préfère parier de «non-conscient» pour éviter le terme freudien".
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(2)La Mémoire, l'Histoire, l'Oubli. P.Ricoeur
(3)Comment la matière devient conscience.G.Edelman et G.Tononi
(4)L'ordre étrange des choses. A.Damasio
(5) La science des rêves. S.Freud
(6)Abrégé de psychanalyse. S.Freud
(7)L'autre moi-même. A.Damasio
(9)Psychanalyse et télépathie. S.Freud
(10)Rêve et occultisme. S.Freud
(11)Pour une psychanalyse des expériences exceptionnelles. D.Si Ahmed
(12)Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner. P.Van Eersel
