RECADRAGE ET INCEPTION
Avec le recadrage, la PNL nous apprend à percevoir la situation sous des angles différents. Selon R.Bandler et J.Grinder : "Si les gens ont une expérience sensorielle qu'ils n'aiment pas, c'est en fait qu'ils n'aiment pas leur réaction... si vous changez ce que signifie l'expérience pour eux, leur réaction va changer"(1). Ils distinguent le recadrage de contexte et le recadrage de sens : "Aucun comportement par lui-même n'est approprié ou inapproprié. Chaque comportement sera utile quelque part ; identifier le où, c'est du recadrage de contexte. Et aucun comportement par lui-même n'a de sens, donc vous pouvez lui faire signifier n'importe quoi : c'est le recadrage de sens". Ces techniques travaillent sur la négociation "entre les parties(*) pour qu'elles travaillent plus en coopération". R.Bandler et J.Grinder proposent un troisième modèle de recadrage qui consiste à créer une nouvelle partie : "Ce modèle comporte plus d'étapes que le recadrage en six points et il est conçu pour atteindre un objectif complètement différent... Consciemment la personne veut quelque chose de précis ; inconsciemment, elle n'a pas vraiment de partie qui puisse induire ce comportement spécifique". Cette troisième technique consiste à implanter une nouvelle partie qui produira ce comportement. Remarquons que, en suivant un processus différent, nous sommes près de l'inception. Changer la mémoire d'un événement procède d'une inception, terme impropre sans doute, mais nous le rattachons à la capacité de re-commencer l'histoire vécue -Incipit liber dit la locution latine au début du manuscrit- ; ou encore, si l'on se réfère au film du même nom, à l'implantation dans l'esprit du rêveur d'une idée qu'il fera ensuite sienne.
Le recadrage propose d'agir sur le souvenir pour le revivre davantage conforme à une attente, en le recadrant après coup, ou de fantasmer le comportement à venir pour qu'il s'avère conforme à une attente. R.Bandler nous présente aussi le swish. Cette technique consiste à substituer une vision mentale à une autre : "Le swish oriente le cerveau. Les êtres humains ont tendance à éviter ce qui est désagréable en faveur du plaisir. En premier, une grande image lumineuse apparaît pour le comportement qu'il n'aime pas. Lorsque l'image s'efface et rétrécit, son sentiment désagréable diminue. Lorsque l'image agréable devient plus grande et plus lumineuse, elle l'attire vers elle. Elle trace littéralement la direction à suivre par son cerveau : «d'ici à là». Quand vous indiquez à votre cerveau une direction à suivre, votre comportement a une très forte propension à aller dans la même direction"(2). R.Bandler insiste sur la nécessité d'aller dans une direction pour que le swish puisse aboutir à un résultat positif : "Le cerveau n'apprend pas à obtenir des résultats; il apprend à aller dans des directions… C'est toute une performance d'acquérir un comportement si profondément que, pendant des années, personne n'a pu influencer… [Il faut] utiliser cette même capacité pour apprendre à se diriger ailleurs... Quand vous commencez à utiliser votre cerveau pour qu'il agisse comme vous le désirez, vous devez installer avec rigueur la direction dans laquelle vous voulez qu'il aille et le préparer à l'avance".Dans le recadrage comme dans l'inception on cherche à agir sur la mémoire pour modifier, ou créer, un souvenir. Comment le souvenir s'inscrit-il dans la mémoire, comment peut-on le modifier ?
Dans son roman, J-P. Sartre fait dire à son personnage: "Pour cent histoires mortes, il demeure tout de même une ou deux histoires vivantes. Celles-là je les évoque avec précaution, quelque fois, pas trop souvent, de peur de les user"(3). Les souvenirs s'effaceraient-ils d'eux-mêmes à force d'être évoqués ? Nous avons cherché à comprendre davantage le fonctionnement de la mémoire, à travers trois témoignages :
-d'après Geek Café (blog de vulgarisation scientifique) : "Tout commence par un évènement, une perception comme on en a des milliards tous les jours. Le fait de vous souvenir durablement d’un moment va changer la manière dont les neurones dans votre cerveau sont connectés les uns aux autres. En lisant cette phrase, par exemple, le vaste réseau que constitue tous vos neurones interconnectés se modifie un petit peu, certains liens se renforcent, d’autres faiblissent, laissant un empreinte spécifique dans votre cerveau. Le renforcement de la connexion entre les neurones n’est pas une image, c’est un véritable procédé chimique, appelé potentialisation à long terme. Pour qu’un souvenir existe il faut que le réseau de neurones associés soit bien connecté, c’est à dire que si un des neurones «s’allume», le reste du réseau le suit. Ce renforcement des connexions entre les neurones, dans les synapses, nécessite des changements complexes à beaucoup de niveaux dans les neurones impliqués. Certains gènes sont activés entraînant la synthèse de protéines facilitant le passage de l’information d’un neurone à l’autre, notamment en créant plus de récepteurs aux neurotransmetteurs du côté de la cellule réceptrice. Dans les grandes lignes, quand un réseau est bien fort et s’active facilement, on se souvient bien d’un événement ou d’une information. Seulement voilà quand un réseau n’est pas stimulé souvent, la force des connexions synaptiques diminue petit à petit, ce qui est la base de l’oubli. Le mécanisme de la mémoire est subtil, mais il est aussi imparfait. Se remémorer un événement va entraîner le ré-allumage du circuit de neurones qui y est associé. Mais les liaisons du souvenir seront renforcées en prenant en compte en même temps les perceptions et l’état d’esprit du moment où vous vous remémorez ce souvenir... les connexions ne se feront donc pas exactement de la même manière. Le fait même de se souvenir contribue en fait à modifier et déformer le souvenir... Si le simple fait de se souvenir d’un événement nécessite sa réinscription dans le cerveau, ce souvenir est mêlé directement avec les informations reçues à l’instant présent. Les souvenirs se déforment donc au fur et à mesure que l’on s’en rappelle, c’est une des explications des bienfaits de la psychothérapie, revivre ses souvenirs douloureux dans un environnement rassurant et encadré par un professionnel permet de modifier le souvenir petit à petit et de le dédramatiser car il aura été mêlé à des sensations positives"(4).
-d'après le dossier de l'Inserm (établi en collaboration avec le Pr. Francis Eustache): "Les processus de stockage sont difficiles à observer par imagerie cérébrale car ils relèvent de mécanismes de consolidation qui s’inscrivent dans la durée. Néanmoins, l’hippocampe semble jouer un rôle central dans le stockage temporaire et plus durable des informations explicites, en lien avec différentes structures corticales. La mémorisation résulte d’unemodification des connexions entre les neurones d’un système de mémoire: on parle de «plasticité synaptique» (les synapses étant les points de contacts entre les neurones). Lorsqu’une information parvient à un neurone, des protéines sont produites et acheminées vers les synapses afin de les renforcer ou d’en créer de nouvelles. Cela produit un réseau spécifique de neurones associé au souvenir qui se grave dans le cortex. Chaque souvenir correspond donc à une configuration unique d’activité spatio-temporelle de neurones interconnectés. Les représentations finissent par être réparties au sein de vastes réseaux de neurones d’une extrême complexité. L’activation régulière et répétée de ces réseaux permettrait dans un second temps de renforcer ou de réduire ces connexions, avec pour conséquence de consolider le souvenir ou au contraire de l’oublier. Il est important de préciser quel’oubli est associé au bon fonctionnement de la mémoire en dehors de cas pathologiques. Des travaux suggèrent le rôle d’une molécule appelée PKM zêta dans le maintien de la mémoire à long terme. Chez l’animal, elle permet d’entretenir les molécules modifiées pendant l’encodage et d’empêcher qu’elles ne se dégradent avec le temps, consolidant ainsi les réseaux associés aux souvenirs. La libération de neurotransmetteurs, notamment celle de glutamate et de NMDA, ainsi que l’expression d’une protéine qui augmente la libération de glutamate, la syntaxine, sont associées à la plasticité synaptique. Sur le plan morphologique, cette plasticité est associée à des remaniements des réseaux neuronaux : changement de forme et de taille des synapses, transformation de synapses silencieuses en synapses actives, croissance de nouvelles synapses. Au cours du vieillissement, la plasticité des synapses diminue et les changements de connexions sont plus éphémères, pouvant expliquer des difficultés croissantes à retenir des informations. Par ailleurs, dans les rares formes familiales de la maladie d’Alzheimer, des mutations sont associées à des défauts de plasticité des synapses qui pourraient expliquer, dans ce cas, les troubles majeurs de mémoire"(5). On souligne l'importance du sommeil et du rêve dans le processus mémoriel : "Une leçon s’apprend mieux le soir avant de dormir, c’est un fait ! Des expériences de rappel d’informations montrent que le fait de dormir améliore la mémorisation, et ce d’autant plus que la durée du sommeil est longue. A l’inverse, des privations de sommeil (moins de quatre ou cinq heures par nuit) sont associées à des troubles de la mémoire et des difficultés d’apprentissage. Par ailleurs, le fait de stimuler électriquement le cerveau (stimulations de 0,75 Hz) pendant la phase de sommeil lent (caractérisée par l’enregistrement d’ondes corticales lentes à l’encéphalogramme) améliore les capacités de mémorisation d’une liste de mots. Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ce phénomène : Pendant le sommeil, l’hippocampe est au repos et cela éviterait des interférences avec d’autres informations au moment de l’encodage du souvenir. Il se pourrait aussi que le sommeil exerce un tri, débarrassant les souvenirs de leur composante émotionnelle pour ne retenir que l’informationnelle, facilitant ainsi l’encodage".
- d'après D.L.Schacter : "Les résultats montrant l'implication des lobes frontaux dans les opérations d'encodage indiquent que les processus cognitifs identifiés par les chercheurs dans le domaine de la mémoire peuvent être reliés à des régions spécifiques du cerveau. D'autres données concernant la façon dont le cerveau encode l'information proviennent des études de potentiels évoqués – les ondes électriques dans le cerveau qui sont déclenchées par des stimuli spécifiques, visuels, sonores ou autres. Une partie spécifique du potentiel évoqué appelé la P300, un pic dans l'onde électrique qui survient environ un tiers de seconde après que le sujet ait été exposé à un mot ou à un autre stimulus externe, reflète les processus d'encodage profond. Quand quelque chose d'inhabituel ou de très distinctif se produit –comme un bruit retentissant au milieu d'une suite de notes très douces– le cerveau émet une P300 particulièrement nette. Cette augmentation de l'activité électrique est un reflet du traitement supplémentaire que le cerveau engage pour des événements nouveaux et distinctifs. Comme vous pouvez vous y attendre, des ondes P300 plus grandes pendant l'encodage ont tendance à être associées à un meilleur rappel ultérieur. L'encodage de nouveaux événements implique également une structure bien connue des spécialistes de la mémoire : l'hippocampe. L'hippocampe est une petite structure en forme de fer à cheval repliée dans les profondeurs des parties internes des lobes temporaux. Les chercheurs sur la mémoire se sont intéressés à l'hippocampe ces dernières décennies car les études consacrées aux patients atteints de lésions cérébrales suggéraient qu'une atteinte de l'hippocampe peut entraîner des troubles sévères de la mémoire des faits récents. Des données récentes ont quelque peu modifié cette conclusion, mais il ne fait pas de doute que l'hippocampe est l'une des structures anatomiques interconnectées qui joue un rôle important dans la mémoire explicite"(6). D.L.Schacter insiste lui aussi sur le rôle du sommeil et du rêve : "Les chercheurs qui travaillent sur le sommeil ont depuis longtemps observé que les rêves contiennent souvent des restes d'expériences récentes. Il semble plausible maintenant que, lorsque nous dormons, notre cerveau travaille intensément pour préserver les expériences que nous conserverons en nous l'essentiel de notre vie. La consolidation des souvenirs durant le sommeil est probablement influencée par nos pensées et nos paroles pendant l'état de veille. Les événements importants de notre vie que nous passons souvent en revue pendant la veille peuvent être fréquemment «rejoués» pendant le sommeil. Les expériences qui reçoivent peu d'attention durant la veille font probablement l'objet de peu de représentations nocturnes, ouvrant la voie à l'oubli. Nos activités conscientes durant la veille et les manifestations inconscientes qui surviennent pendant le sommeil concourent probablement à former et façonner le récit que nous faisons de notre vie".
Nous rapportons l'article suivant pour clarifier les termes mémoire explicite et mémoire implicite : "L'homme présente au moins deux types qualitativement différents de stockage des informations : -La mémoire déclarative ou explicite concerne le stockage et la récupération des données qu'un individu peut faire émerger consciemment, puis exprimer cette mémoire par le langage, d'où le terme de déclarative. -La mémoire non déclarative ou implicite, appelée quelquefois mémoire procédurale, n'est pas accessible à la conscience contrairement à la mémoire déclarative, du moins dans les détails. Il s'agit de souvenirs concernant des associations, et des savoir-faire, comme par exemple faire de la bicyclette"(7).
A la suite des modifications du souvenir qu'il a pu expérimenter sur les souris, Karim Benchenane évoque les prolongements possibles de ses travaux en psychothérapie : "On peut prendre un souvenir et le rendre un peu plus positif ou un peu plus négatif... Le stress post-traumatique c'est, des patients, des sujets, qui ont fait une association pathologique entre une expérience et une réaction de peur exacerbée. La seule thérapie à l'heure actuelle, c'est de demander aux patients de se remettre dans la situation, et en les mettant dans un cadre un peu plus confortable, agréable, d'essayer de casser cette association pathologique. Le seul problème c'est que même si on utilise de l'imagerie virtuelle, pour rendre la situation plus immersive et plus réelle, vous savez que ce n'est pas vrai. Et plus important votre cerveau sait que ce n'est pas vrai. L'avantage c'est que pendant le rêve tout fait vrai. Quand je rêve je suis vraiment Batman. C'est uniquement quand je me réveille que je m'aperçois que …non. Donc, si on arrive à identifier, pendant le sommeil, les moments où les sujets réactivent ces expériences traumatisantes, ce serait le moment idéal pour essayer de casser l'association pathologique"(8).
Traitant du traumatisme psychologique et des moyens de le surmonter, A.Sabouraud-Séguin évoque l'inévitable évitement face aux réminiscences du souvenir traumatisant: "Nous avons vu dans les chapitres précédents que vous cherchiez à ne plus ressentir l'émotion (peur, horreur) vécue pendant l'événement traumatique et qui provoque encore des sentiments pénibles (injustice, culpabilité, honte…). Pour empêcher ce souvenir de revenir, vous évitez les stimuli (vos signaux déclencheurs) qui provoquent par association ce souvenir. Vous êtes ainsi constamment à l'affût pour repérer ces réactions associatives et les éviter. Au lieu d'oublier, vous êtes en train d'enkyster les émotions se rapportant à cet événement. Dans une première phase, vous avez écrit le récit de l'événement que vous avez vécu, c'est une façon très éprouvante, mais efficace d'affronter votre souvenir et de ne plus le fuir. Vous avez remarqué qu'en le relisant plusieurs fois votre émotion avait diminué. En faisant cet exercice, vous avez déjà le sentiment de mieux vous contrôler. L'émotion est moins violente, et vos pensées se sont ajustées, le sentiment de culpabilité est déjà moindre : Julie, après avoir raconté au thérapeute le récit de son agression, s'est brusquement rendu compte qu'elle pouvait marcher à un rythme normal dans la rue sans être sur le qui-vive. Elle n'avait pas pris conscience jusque-là qu'elle rasait les murs et qu'elle surveillait constamment les alentours. Vous avez envie de faire plus de choses, mais vous avez encore peur de sursauter ou de paniquer. Apprendre à vous relaxer peut vous aider. Apprenez à vous détendre quand un souvenir se déclenche. Certaines personnes disent qu'elles ont l'impression de penser à ce qui s'est passé tout le temps, n'importe où, que ça ne s'arrête jamais. D'autres, au contraire, ne veulent pas se souvenir et font tous leurs efforts pour ne pas le faire : elles se laissent surprendre et paniquent quand cela se produit. Cet envahissement (c'est tout le temps) ou cet évitement (je n'y pense jamais) ne permettent pas de prendre du recul par rapport aux émotions. Vous avez remarqué que certaines circonstances déclenchent inévitablement le souvenir. Ce sont les signaux déclencheurs que vous avez vus précédemment. Reconnaître ces déclencheurs est nécessaire pour mettre en place une stratégie autre que celle de l'évitement. Vous aurez la possibilité de mieux maîtriser les reviviscences quand vous n'éviterez plus les situations où se déclenche votre malaise. En vous exerçant à les affronter, vous augmenterez votre contrôle sur vous-même, et vos symptômes diminueront"(9). D.L.Schacter apporte cette précision venant expliquer l'intensité avec laquelle ressurgissent certains souvenirs : "La libération d'hormones du stress, par l'ordinateur émotionnel du cerveau, l'amygdale, rend probablement compte d'une partie de la puissance extraordinaire et de la persistance qui caractérisent de nombreuses expériences très émouvantes ou traumatiques".
Des chercheurs ont tenté de créer des faux souvenirs chez des souris : "L'équipe du professeur Tonegawa a pu créer de faux souvenirs chez des souris génétiquement modifiées en manipulant les cellules de l'hippocampe, région du cerveau impliquée dans la mémoire. Elles contiennent les empreintes biologiques du souvenir dans notre cerveau, appelées «engrammes». Les chercheurs ont également programmé ces cellules pour qu'elles puissent répondre à des pulsions lumineuses afin de pouvoir les manipuler. Les souris ont été mises dans une boîte "A" où elles se familiarisent avec un lieu rassurant ne présentant aucun danger. Puis, elles sont déplacées dans une autre boîte "B", à l'environnement très différent. Les chercheurs réactivent alors la mémoire de la boîte A grâce aux pulsions lumineuses. Ils provoquent simultanément un léger choc électrique sous leurs pattes, créant ainsi un lien entre cette expérience désagréable et le souvenir réactivé de la boîte A. Résultat, replacés dans l'environnement pourtant rassurant de la boîte A, les rongeurs sont effrayés comme s'ils allaient recevoir un choc électrique"(10). Cette expérience pourrait-elle être reconduite chez l'homme ? Selon le professeur Tonegawa : "Les humains sont des animaux très imaginatifs et, comme ces souris, une expérience déplaisante peut être attachée à une autre expérience antérieure à laquelle la personne pense au même moment, créant ainsi un faux souvenir". Pour Xu Liu, un autre chercheur, "la prochaine étape dans les recherches sur la mémoire se concentrera sur les mécanismes permettant d'effacer de mauvais souvenirs"(10). "Effacer de mauvais souvenirs", mais le fonctionnement de la mémoire ne rend pas cette tâche aisée. La mémoire n'est pas localisée dans un centre particulier mais s'organise en réseaux dans différentes zones du cerveau : "Du point de vue neurologique,il n’existe pas «un» centre de la mémoire dans le cerveau. Les différents systèmes de mémoire mettent en jeudes réseaux neuronaux distincts, observables par imagerie médicale au cours de tâches de mémorisation ou de récupération d’informations diverses. Ces réseaux sont néanmoins interconnectés et fonctionnent en étroite collaboration : un même événement peut avoir des contenus sémantiques et épisodiques et une même information peut être représentée sous forme explicite et implicite"(5). De plus, comme l'écrit D.L.Schacter : "Penser aux expériences passées, ou en parler, favorise peut-être les connexions directes entre les zones de stockage cortical, ce qui leur permet par la suite d'assembler le puzzle qui constitue un événement. Quand une expérience a été récupérée plusieurs fois, elle est consolidée et ne dépend plus de l'intégrité des structures temporales internes" (6).
(*)Le concept des parties, ou des états du moi, est à la base de l'analyse transactionnelle
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(1)Le Recadrage. R.Bandler et J.Grinder
(2)Un cerveau pour changer. R.Bandler
(3)La nausée. J-P.Sartre
(6)A la recherche de la mémoire.D.L.Schacter
(9)Revivre après un choc. A.Sabouraud-Séguin
